La construction d’une carte conceptuelle permet de mieux visualiser les liens qui existent entre les divers concepts présentés dans un cours, dans un texte ou dans un document audiovisuel. Avoir devant moi un support visuel en lien avec une quelconque matière peut aider la mémoire à enregistrer l’information plus efficacement. Le travail de réflexion effectué pendant la construction d’une carte conceptuelle est aussi un bon outil pour faciliter l’assimilation de concepts d’information. Peu d’éléments dans cet exercice peuvent nuire à une bonne compréhension d’un sujet sauf si, bien sûr, le concepteur de la carte a commis des erreurs dans la construction de celle-ci, s’il a établi des liens fautifs entre les concepts.
En comparant plusieurs cartes conceptuelles, on peut observer des façons différentes de la nôtre d’organiser les concepts, de même que des manières différentes de choisir les concepts importants à inclure dans la représentation visuelle. Ainsi, si l’exposé ou le document étudié et représenté demeure le même au fil du temps, la durabilité d’une carte conceptuelle est intéressante, car elle peut sans servir pendant quelques années, jusqu’à ce que l’enseignant modifie le contenu de son cours, ce qui doit impérativement survenir de temps à autre en enseignement, tout bon pédagogue sachant se renouveler.
Une carte conceptuelle peut certainement servir d’aide mémoire. Il s’agit d’un excellent outil pour se remémorer rapidement des concepts et les liens qui les unissent et pour éviter de relire un texte entier pour étudier un sujet. La carte conceptuelle est également un outil visuellement plus dynamique que le texte, qui amène donc une étude plus stimulante.
Cependant, la carte conceptuelle, de façon générale, ne donne pas de définition facilement visualisable des concepts et oblige celui qui l’explore de consulter des liens, des notes ou le document original pour compléter l’information contenue sur la carte. Aussi, la carte conceptuelle est plus longue à réaliser que des notes de cours claires et bien ordonnées. Il peut même aussi être plus long de la construire que de lire le document original. Il est également possible que, si le contenu de la carte est trop volumineux, la lecture du document devienne plus difficile et qu’il soit alors possible que son utilisation comme aide-mémoire soit peu appropriée.
Je crois tout de même qu’il y a plus d’avantages que d’inconvénients à utiliser ce genre de document comme aide-mémoire. Établir des liaisons entre les concepts permet de visualiser rapidement, lors d’une éventuelle consultation du document, les divers liens logiques qui unissent les concepts entre eux.
Faire cet exercice en équipe peut s’avérer un atout, car partager des idées et discuter de la pertinence de celles-ci permet d’améliorer la qualité de la carte conceptuelle. Deux têtes valent effectivement souvent mieux qu’une pour arriver à un résultat de bonne qualité.
Réfléchir soi même à la façon de structurer des idées pour les rendre facilement compréhensibles est un exercice qui améliore les capacités de l’élève à bien lire un texte et à en faire ressortir les principaux éléments. De plus, la carte conceptuelle constitue un document d’étude intéressant, que plusieurs personnes plus visuelles préfèreront aux simples notes de cours ou aux résumés de textes. Réaliser une carte conceptuelle peut aussi certains élèves à mieux faire des résumés. Finalement, réaliser une carte conceptuelle est une activité pédagogique qui permet de briser une routine du type “théorie – cahier d’activité”.